Charleroi – Deuxième matinée de sensibilisation

Suite à la matinée du 20 juin, organisée à la MADO, avec le Centre Local de Promotion de la Santé de Charleroi-Thuin (CLPS CT) et le Centre Régional d’Intégration de Charleroi (CRIC) dont l’ASBL Femmes Africaines et la Maison Plurielle sont partenaires, le réseau des SC-MGF vous propose une seconde matinée de sensibilisation consacrée à la thématique de l’excision où cette fois-ci vous pourrez vous pencher sur trois des aspects spécifiques de la problématique : 

les enjeux psychologiques qui y sont liés aussi bien pour les personnes concernées que pour les professionnels. Ce volet sera animé par Katinka In’t Zandt, psychologue à la Free Clinic à Bruxelles ;

les aspects médicaux. Cet atelier abordera la question de l’accompagnement multidisciplinaire pour les femmes concernées ainsi que les possibilités de reconstruction clitoridienne. Il sera animé par Fabienne Richard, sage-femme, coordinatrice du GAMS Belgique et consultante au Centre CeMAVIE (Centre Médical d’Aide aux Victimes de l’Excision) à Bruxelles ; 

les aspects socio-culturels ou comment travailler la question des MGF avec les femmes, de manière individuelle et/ou en groupe?  L’atelier sera co-animé par Halimatou Barry, coordinatrice Wallonie du GAMS Belgique et Djenabou Koné, responsable de l’ASBL Femmes Africaines. 

Durant cette matinée, il vous sera possible d’assister à 2 ateliers portant sur une des thématiques précitées. A l’accueil ainsi que durant les pauses, vous aurez l’occasion de regarder deux expositions de Virginie Limbourg, « Nimse, le regret » et « La traversée du Fleuve ». 

Le programme est le suivant

9h                   Accueil

9h30-9h45      Présentation des différents partenaires

9h45-10h15    Présentation du travail à Charleroi par la Maison Plurielle et

                        l’ASBL Femmes Africaines

10h15-10h30  Pause-café

10h30-11h15  1ère session d’ateliers 

11h15-12h      2e session d’ateliers

12h05-12h15   Mise en commun/Echanges

12h20-12h30   Evaluation

 

Nous vous invitons à formaliser votre inscription via le lien suivant :

https://docs.google.com/forms/d/1DVInMVaoHXjR9r50sKVODX3rTqU3nQRySC3tFvXFyiM/viewform?usp=send_form

Où ?

Maison pour Associations ASBL 

Route de Mons, 80 

6030   Marchienne-au-Pont

https://www.google.be/maps/place/Rue+de+Mons+80,+6030+Charleroi/@50.4088982,4.3871914,17z/data=!4m2!3m1!1s0x47c2250abafc2bdd:0x534f9c66d44d1bf4

 

Quand ?

Vendredi 26 septembre 2014

 

Présentation des expositions

Nimse, le regret

Ce  projet  photographique,  initié  début  2012  avec  l’ASBL  Femmes  Africaines,  a  emmené la photographe l’été  dernier  dans les  villages  de Guinée  à la  rencontre  de  femmes  et  d’enfants  victimes  de cette tradition très ancrée dans un pays où 96% des femmes sont excisées. A la rencontre de fillettes qui ne comprennent pas le rituel de passage qu’elles viennent de subir. Elles savent seulement qu’elles sont désormais semblables à leur ainées: pures, respectables, prêtes à être mariées.  A  la  rencontre  d’anciennes  exciseuses:  elles  expriment  des  regrets,  « nimse »  en langue  peul.  Elles  s’excusent  et  d’un  geste  pudique  remontent  leur  voile  pour  couvrir  leur honte. Un patient travail de sensibilisation a permis à ces repenties de prendre l’engagement de  «  déposer  les  couteaux  »  et  de  se  reconvertir  dans  un  autre  métier.  A  la  rencontre d’exciseuses  actives:  peu  instruites,  mal  informées  sur  les  conséquences  néfastes  de  leur pratique,  elles  exercent  en  toute  illégalité  et  en  toute  impunité  un  métier  qui  est  leur  seule source  de  revenu.  A  la  rencontre  des  sages-femmes:  elles  tentent  de  limiter  les  mortalités infantiles  et  maternelles  lors  des  accouchements,  conséquences  des  FMG.  Conseillères  et confidentes des femmes, elles sont des relais puissants dans la lutte contre les mutilations.

La traversée du fleuve

La traversée du fleuve est une expression codée que les adultes utilisent pour évoquer le rituel de l’excision sur les très jeunes filles, une atrocité que subissent encore aujourd’hui 130 millions de femmes. Cette pratique traverse les appartenances religieuses, les couches sociales, les générations, dans une trentaine de pays africains  et quelques groupes ethniques en Asie et Moyen-Orient.

Les femmes photographiées ont un point commun : elles ont «traversé le fleuve », victimes de mutilations génitales à des âges différents, dans des régions et des contextes différents. Plus tard, elles ont eu le courage d’affronter la tradition, le poids de la norme et de la cohésion sociale. Au risque de mettre en péril l’honneur de leur famille et de devoir s’exiler. Elles sont engagées aujourd’hui dans des actions d’information et de sensibilisation, armes essentielles. A travers leur regard déterminé et leur témoignage personnel, elles se positionnent fermement contre les pratiques de l’excision, pour le respect du statut du corps féminin et en faveur de l’égalité des sexes.

 

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