Stratégies concertées de lutte contre les mutilations génitales féminines

Les pays occidentaux qui accueillent les populations concernées par les pratiques de mutilations génitales féminines (MGF) sont confrontés tant à la prévention des risques de mutilations qu’au traitement des conséquences multiples sur la santé globale des femmes, des filles et de leur entourage.

Des professionnels de la santé, des intervenants des secteurs de l’accueil des migrants, de l’aide à la jeunesse et de l’enfance, des enseignants, des policiers et des magistrats sont amenés à rencontrer des filles et des femmes en détresse souffrant de complications physiques et/ou psychiques des suites d’une mutilation ou qui se trouvent dans des situations où elles risquent d’être mutilées (lors d’un retour au pays pendant les vacances par exemple).

Ces intervenants divers, s’ils ne disposent pas d’un cadre de référence, dynamique et actualisé, pour faciliter la prise de décision ou s’ils n’ont pas préalablement participé à des échanges d’information ou à une formation, peuvent se sentir peu compétents voire démunis face aux besoins spécifiques de ce public.

Les «Stratégies concertées de lutte contre les mutilations génitales féminines» (en abrégé SC MGF) constituent le premier processus de concertation réunissant une diversité d’acteurs belges concernés par ces situations (organismes de terrain, public cible, experts) et désireux d’y répondre plus adéquatement par une analyse de la situation et une planification de stratégies d’intervention.