Compte-rendu de lecture : « Mutilations sexuelles – Déconstruire les idées reçues »

« Mutilations sexuelles – Déconstruire les idées reçues »

Lecture faite par Kelly Lefevre, stagiaire au GAMS Belgique
Genre Livret
Notions clefs / thématiques
Mutilations, excision, préjugés
Référence « Mutilations Sexuelles – Déconstruire les idées reçues » GAMS Belgique, 2016, Bruxelles.
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 GAMS Belgique, Stratégies concertées

Public

 Tout public

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Résumé

Déconstruction de 12 idées reçues par rapport aux mutilations sexuelles : 

  • « Les mutilations génitales féminines ne sont pratiquées qu’en Afrique Sub-Saharienne »
  • « En Europe on n’excise par les femmes/filles »
  • « L’excision est imposée par la religion musulmane »
  • « Les personnes qui pratiquent l’excision sont des « barbares », ils et elles sont irrationnelLEs »
  • « L’excision, c’est une affaire de femmes »
  • « Une femme excisée est une victime »
  • « Les femmes excisées n’ont pas de plaisir sexuel »
  • « Les femmes excisées doivent être réparées »
  • « La chirurgie esthétique génitale, ça n’a rien à voir avec les mutilations génitales »
  • « Pratiquer l’excision à l’hôpital permet de réduire les risques, ce n’est pas grave »
  • « La circoncision et l’excision, c’est complètement différent/complètement pareil »
  • « La loi belge protège tous les enfants de mutilations génitales »

Critique

Le livre, comme il l’annonce, déconstruit les idées reçues sur les mutilations sexuelles que l’on pourrait avoir avant la lecture en suivant une certaine logique. La déconstruction peut être suivie par une argumentation développée basée sur des faits et des études reconnues.

Avis personnel

J’ai aimé cette brochure car elle déconstruit les idées reçues que l’on peut avoir, et que j’avais pour certains points, sans bombarder le lecteur de faits présentés comme étant indiscutables. J’ai aimé le fait qu’il permette au lecteur de se mettre à la place de l’autre, notamment lorsqu’il réfute la « barbarie » des personnes qui imposent l’excision à leurs enfants et qu’il soit possible de suivre l’argumentation et le cours de la pensée pour en arriver à la déconstruction des idées préconçues. En plus de ça, les différentes citations permettent d’illustrer les propos tenus et facilitent la compréhension.

Au fur et à mesure de la lecture, on se rend compte que les mutilations sexuelles ne se limitent pas qu’aux mutilations génitales féminines et qu’elles ne sont pas présentes que dans des communautés perpétuant une tradition, mais qu’elles existent aussi dans notre société occidentale en étant présentées sous d’autres formes, justifiées différemment et pratiquées différemment, échappant ainsi à la condamnation.

Cette lecture peut sensibiliser les personnes qui ne sont pas directement concernées, comme par exemple les hommes qui jouent, sans en être vraiment conscients, un rôle important dans la pratique des mutilations. Elle permet également de lutter contre la généralisation et les préjugés que ces personnes qui ne connaissent pas la pratique et ses effets peuvent avoir par rapport à des communautés, ethnies, nations, etc. en insistant sur le fait que les mutilations ne relèvent pas d’une religion, qu’elles ne sont pas limitées à une certaine zone géographique, et qu’elles sont bien plus nombreuses et diverses que l’on pense.

Téléchargez la publication ici : Guide Idées reçues SCMGF (disponible en français et néerlandais)
Ou commandez-la par mail : info@gams.be

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